| Résumé : |
En 2016, plus de 23 milliards de chaussures ont été vendues dans la monde, dont 87 % ont été produites en Asie. La mode des "sneakers", des tennis ou baskets de ville représente la moitié du marché français de la chaussure. Les deux groupes Nike et Adidas ont un modèle économique qui peut illustrer ce secteur : augmentation annuelle du chiffre d’affaires, profits croissants, rémunération des actionnaires toujours plus avantageuse. Ceci résulte d’un marketing efficace, d’un promotion active, d’association avec des personnalité de la mode et du sport, d’une stratégie de personnalisation de masse avec de une grande variété de modèles. Ceci résulte aussi d’une recherche du coût de production le plus bas, de délocalisations, de l’imposition du "lean management" aux fabricants, de l’automatisation de la production, de la vente sur Internet, de la recherche de mécanismes d’évasion fiscale sophistiqués, de l’évitement de l’impôt. L’impact social des cadences de travail imposées aux travailleurs est oublié. Leur salaire n’est jamais décent. Leur volonté de devenir des entreprises soutenables et responsables restent au niveau de la déclaration d’’intention. |