| Résumé : |
L’enfermement en prison ne respecte pas la dignité de la personne, aggrave certains maux physiques ou psychologique, provoque une perte d’autonomie, rompt les relations familiales et professionnelles. La réalité du monde carcéral, les missions de l’administration, le travail d’insertion et de probation, le coût de l’existence du système carcéral sont largement méconnues du grand public et des décideurs. Personne n’est responsable d’optimiser la réinsertion des personnes et de minimiser le coût de la détention. Réformer le système pénal est urgent. Il devra prendre en compte toutes les dimensions de la personne : la localisation de sa détention, sa réinsertion, lien avec les familles. Il faudra mettre en œuvre une architecture participative qui implique le personnel, réaménager l’existant, rendre possible la formation des détenus, organiser des régimes diversifiés de détention, permettre les interventions extérieures, mesurer les impacts, bâtir des consensus avec les collectivités locales et les habitants... |