| Résumé : |
Si le système d'accueil des demandeurs d'asile est en crise, c'est du fait de l'absence d'investissement depuis les années 2000. Les délais de traitement des demandes sont très longs, les places d'accueil insuffisantes. Le gouvernement donne priorité à la création de places d'hébergement et fait démanteler les campements, espérant se mettre en conformité avec le droit européen. Mais le nombre des migrants ne permet pas de résoudre rapidement le problème. D'où la création de nouveaux dispositifs, notamment des CAO (Centres d'accueil et d'orientation). D'autres structures dérogatoires sont inventées, des hébergements d'urgence avec des assignations à résidence, un centre humanitaire à Paris, un nouveau programme d'accueil et d'hébergement (Pradha). La priorité donnée à l'hébergement s'accompagne d'un affaissement de la qualité des prises en charge. L'innovation dans le domaine de l'accueil des migrants est désormais à la charge des initiatives associatives. Pourtant l'enjeu d'une politique d'accueil devrait être l'hospitalité offerte aux exilés. |