| Résumé : |
Entre lois nationales et internationales, comment contrôler les entreprises transnationales ? Les pays d'Afrique ont vite compris que leurs ressources étaient exploitées par des firmes d'origine occidentales disposant des capitaux et des technologies. Les grandes entreprises ont été réticentes à transférer leurs technologies et veulent rapatrier leurs profits. La définition d'un "Nouvel ordre international" dans les années 1970 a provoqué des oppositions. La mondialisation économique des années 1980 et 1990 a beaucoup profité aux transnationales, jusqu'à ce que, en 1999, la contestation oblige enfin à un accord international et consacre la naissance d'une société civile internationale. À partir de ce moment, l'ONU avec "Global Compact" (Davos, 1999), puis avec les "Principes Directeurs" (juin 2011), le rôle protecteur des Droits de l'homme des États est affirmé. Ces Principes Directeurs ont amené l'OCDE a réviser ses lignes directrices. Mais ces Principes ne sont pas contraignants et n'ouvrent pas de nouvelles voies de recours.
Alors, pour obliger les États à protéger les Droits humains et à réguler les transnationales, il faudra une autre étape. Différentes options sont possibles, soit isolément, soit en les combinant. Mais le chemin sera long... |