| Résumé : |
La globalisation économique défie les États dans la mesure où les lobbies peuvent les influencer lorsqu'une entreprise veut quitter un pays où s'y installer. Pour se libérer des contraintes de la démocratie, le néolibéralisme a créé un droit global dont la légitimité est l'efficacité. Autant les États, puisqu'ils l'ont négocié, peuvent appliquer une règle du droit international dans leurs pays, autant le droit global, pensé pour un monde globalisé, inhibe la capacité des États à agir sur des situations qui dépassent les limites de son territoire. Ce droit global est constitué d'indicateurs, des standards (les standards Iso), de codes de conduite comme la notion de "responsabilité sociale des entreprises", d'usages et de coutumes du commerce transnational, d'accords de libre-échange. Les normes du droit global congédient les pratiques démocratiques pour préférer la perspective de l'efficacité et de la rapidité de mise en oeuvre. Or, le contrôle démocratiques des activités de marché à prouvé sa capacité a prévenir les crises. Il doit affirmer que les droits humains fondamentaux de la personnes, ainsi que ses droits économiques et sociaux sont opposables aux marchés. L'idéal démocratique n'est pas soluble dans l'efficacité économique. |