| Résumé : |
Depuis les années 1990, les canaux de diffusion de l'information se sont multipliés, même si la radio reste le média de masse le plus important : nombre de stations de radio, télévision, diffusion par la téléphonie portable et les réseaux sociaux. Les médias s'inscrivent dans des registres variés entre "vecteurs de démocratie" et "médias d'État". La presse entretient avec le pouvoir politique des relations complexes. La proximité avec les élites n'indique pas forcément une collusion et une une corruption, mais peut permettre des enquêtes solides et critiques. La répression est formelle ou informelle, le plus souvent violente, mais sans empêcher le journaliste de continuer son travail. L'économie médiatique noue des partenariats avec des institutions, médias et organisations internationales. Cela protège les journalistes mais peut inciter à une tempérance de l'information, une tendance à l'apolitisme qui ne traite pas du lien entre les décisions des dirigeants et les questions de pauvreté locale, qui délaisse les questions internationales et économiques. Les journalisme africain ne manque pas de professionnalisme, mais plutôt de moyens, d'autonomie et de liberté pour traiter de sujets adaptés aux pauvres qui leur permettent de s'évader, de se cultiver, d'apprendre et d'enrichir leur esprit critique. |